Chef Loïc SANNIER

Loic-SANNIER

Crédit photo : Bernard Galéron/Germicopa

Ex-Chef de l’Hôtel-Restaurant de la Mer

Retraité
29760 SAINT-GUENOLE

 

Longtemps, Loïc Sannier n’a plus pu manger de sardine. Et pour cause, le petit poisson bleu a occupé toute son enfance au Croizic. Sa mère après avoir travaillé en conserverie, tenait un restaurant ouvrier. A la maison, c’est lui qui faisait la cuisine avec sa sœur en rivalisant d’astuce pour faire avec les moyens du bord. Aussi quand il fallu choisir un métier c’est vers les fourneaux qu’il s’est tourné. Il avait bien fait quelques saisons sur les sardiniers,” dans l’annexe à l’arrière à jeter la rogne pour appâter la sardine, mais marin ce n’est pas un métier que j’aurais fait” affirme-t-il. D’ailleurs, alors que tous ses copains ont fait leur service dans la Marine, lui c’est chez les Parachutistes qu’il l’a fait. “Là, j’ai appris à gérer les vivres et diriger une équipe”.

Il avait déjà fait du chemin depuis le début de son apprentissage à l’hôtel de la mer de Penmarch’ en 1964. Mais c’est là qu’il reviendra en 1971, rappelé par son ancien patron dont il prendra la suite en 1985. A coté des sardines, il y avait bien sûr les pommes de terre et même s’il n’y avait pas beaucoup de beurre à mettre dedans “juste de la margarine avec du gros sel dessus”, il n’en a jamais eu d’indigestion. La pomme de terre réchauffée, ce n’est pas bon, il faut la servir tout de suite, car elle s’est imprégnée des saveurs des ingrédients avec lesquels on l’a cuite. Avec le poisson elle est incontournable. Et à Penmarc’h le poisson aussi est incontournable. On vient ici pour le homard qui a fait la réputation de la maison, mais aussi pour le turbot qui est toujours de bonne taille et très épais. Loïc Sannier est un “petit nouveau dans la Confrérie” et a vite adopté Amandine. D’ailleurs il connaissait et apréciait beaucoup sa mère Charlotte. Il a toujours eu l’esprit de famille et pratique la solidarité avec ses confrères. “La Confrérie c’est bénéfique pour tout le monde”, lui semble-t-il, “il y a tous les âges, tous les genres. Et puis c’est sympa de voir l’inspiration des autres, ça donne des idées. On invente rien, on réintèrprète seulement.”